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 SILAS + it's been a long time

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+ ICI DEPUIS LE : 12/10/2015

MessageSujet: SILAS + it's been a long time   Mar 20 Oct - 19:59


Silas & Eliott
    it's been a long time

Deux jours. Deux longs et maudits jours qu'elle cherchait Sierra et Erik sans avoir le moindre indice. Rien. Niet. Que dalle. Mais où avait-ils bien pu passer ? Elle imaginait déjà le pire. Mais elle se disait qu'elle aurait du déjà trouver leurs cadavres. Animés ou non. C'est que pour le coup, elle en avait croisés des rôdeurs. Elle qui les évitait en voyageant avec son frère et sa sœur, avait du se jeter dans la mêlée une fois seule. Mais elle ne reconnaissait leur trait dans aucun de ceux qu'elle avait pu croiser. Du coup, en se levant ce matin, elle avait fini par se décider pour une autre hypothèse. Celle qui se soit repliée vers un lieu qu'ils connaissaient. Bien que franchement, elle le leur avait toujours déconseillé. Retourner à la maison pour ne trouver que mort et désolation n'allait pas les aider. Elle le savait pertinemment. Après tout, elle était rentré dans la maison, elle. Elle savait que le pire avait du arriver. Il n'y aurait pas eu autant de sang sinon. Du coup, elle avait pris le chemin de la maison parentale, mais rien absolument rien. L'endroit était toujours comme ils l'avaient laissés quelques mois plus tôt. Du coup, elle avait commencé à faire le tour des lieux qu'ils avaient pu fréquentés. Le parc, le lycée... Mais toujours rien. L'après-midi arrivait déjà à son terme, et Eliott n'était pas plus avancé qu'en se levant. Il lui restait une seule idée, un lieu à vérifier. Mais elle évitait déjà d'y aller avant, alors devoir y aller maintenant... Son cœur se serrait juste à cette idée. Mais peut-être qu'ils auraient pu aller par là, vers la maison de Saskia.

Après la mort de sa grande sœur, Eliott avait bien souvent évité d'y retourner. Trop souvenir. Certes, il y avait aussi beaucoup de bon, mais ils semblaient tous avoir été mis dans un petit coin pour laisser plus de place au mauvais. A la vision d'une Saskia complètement affaiblie, plus que l'ombre d'elle même. Et ce qu'était devenue Silas à sa disparition n'avait pas aidée. Il avait complètement perdu pied. Eliott avait bien essayé de faire quelque chose, pour sa sœur, mais elle n'était pas la plus douée pour ça. Et puis sa propre vie avait pris le dessus, et elle devait déjà gérer 3 frères et une sœur. Un beau-frère alcoolique était un peu de trop. Elle savait que sa mère, par contre, avait tenté de continuer à lui rendre visite. Mais on ne pouvait pas non plus dire que Silas était le plus heureux de ses visites. Après tout c'était normal aussi. Qui voudrait que sa belle-famille vienne frapper à sa porte, rappelant alors le souvenir de sa défunte épouse. Encore et encore... Mais les Colt ne s'oubliaient pas facilement.

Bref, elle n'avait pas vraiment envie d'aller dans ce coin de la ville. Mais comment savoir si ça n'avait pas traversé l'esprit de Sierra et de Erik ? Mais sans même s'en rendre compte, ses pas s'étaient ralentis, alors qu'elle pouvait voir au loin là où sa sœur avait vécu. Et inconsciemment, elle se stoppa alors qu'elle n'était plus qu'à une centaine de mètre. Les rues étaient totalement désertes et on aurait pu entre un papillon volé. Ce qui lui donnait encore moins envie d'y aller. Elle avait l'impression que ça allait encore être un coup dans l'eau. Un coup au moral surtout au passage. Mais si elle n'y allait pas, elle allait continuer juste à se poser la question. Il fallait qu'elle s'en assure. Elle prit une profonde inspiration avant d'expirer doucement, se préparant à avancer. Mais alors qu'elle levait le pied, un mouvement sur sa droite attira son attention. Elle tourna la tête. Il y avait une petite ruelle par là. Et elle pu discerner une ombre au loin. Un ombre qui semblait humaine. Enfin, le terme humain était peut-être de trop. Humanoïde collerait sans doute plus. Après tout, cela pouvait très bien être un fichu zombie. Mais l'espoir fit accélérer le cœur de la jeune femme. C'était peut-être Sierra ou Erik. Il fallait bien encore y croire. Sortant tout de même son arme, elle s'avança, la tenant contre sa cuisse, le doigt près de la gâchette au cas où. Avançant lentement et prudemment, il lui fallut un moment pour arriver à la source du mouvement. Et ce qu'elle vit la laissa complètement pantoise. Ce n'était pas un zombie, et encore moins son frère ou sa sœur. S'il y avait bien une personne qu'elle ne s'attendait pas à voir c'était lui. « Silas. » S'exclama-t-elle, tout en tentant de pas trop monter dans les zigues non plus. Pas la peine d'attirer quelque chose dont elle ne voudrait pas. Il lui fallut quelques instants de plus pour identifiés l'odeur qui lui chatouillait les narines, l'alcool. Etait-il complètement ivre ? Elle n'allait pas tarder à le savoir.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Jeu 22 Oct - 2:05

Tu erres. Tu ne fais que ça. Tu as cette désagréable impression d'être tellement similaire à ces morts-vivants. Au fond, c'est ce que tu es mon pauvre vieux. Un cadavre. Une carcasse qui se déplace pour la simple et la plus primitive des raisons ; survivre au fond. Depuis qu'elle n'est plus là, c'est ton apocalypse à toi. Alors finalement, avec ou sans zombies, qu'est-ce que ça change ? Toi, tu continues de mener ton existence amère et pourrie. Tu marches, et tu n'as même pas l'impression d'avancer. Les rues défilent, les endroits s’enchaînent et tu ne vois rien. T'es bien tout seul, tu as perdu le seul être humain que tu désirais garder à tes côtés alors à quoi bon ? Les autres, ils ne t'intéressent plus. Tu les évitent un maximum … et quand c'est pas possible, tu t'arranges pour fuir. T'as pas besoin de compagnie. T'as pas besoin d'aide non plus. Tu n'as cesser de le dire, de le crier, de le hurler. Tu as rejeter le monde entier. Famille, amis, collègues … y'en a pas un qui a eu la force de caractère nécessaire pour résister bien longtemps à ta lutte acharnée pour tous les envoyer chier. Leur pitié … elle te donnait envie de vomir. Ouais, t'étais malheureux. Ouais tu l'es toujours et tu le seras probablement pour le restant de ton existence … alors qu'on te foute la paix. Qu'on te laisse crever dans ton coin. Déchiqueté par un rôdeur, ou simplement en te laissant sombrer dans un coma profond après avoir ingurgiter des litres d'un alcool toujours plus fort. Toujours plus acide, plus brûlant, plus dévastateur.

Qu'est-ce qui t'amène dans le coin ? Qu'est-ce qui fait en sorte que tu reviennes par ici ? Dans cette rue, là où se trouve cette maison que vous aviez acheter. Ce si beau pavillon avec son jardin et ses trois chambres. Tu te souviens de la première visite comme si c'était hier. Tu te souviens de son sourire et de ses yeux pétillants lorsqu'elle t'exposait ses idées de déco et d'aménagement pour chacune des pièces qu'elle voyait. Elle était tomber sous le charme de cet endroit et elle avait toujours fait en sorte de l'embellir … tout dans cette maison était à son image et sans doute ce qui avait contribuer à te faire sombrer. Tu t'y étais enfermé après sa mort. C'était devenu ton cocon, ta bulle. Tu t'y étais fais du mal pour oublier la douleur de cette plaie béante qui déchirait ton cœur. Tu avais toujours eu l'impression de pouvoir sentir furtivement son odeur dans les parages, chaque objet de chaque pièce animait ta mémoires d'images, de souvenirs si beaux … si déchirants. Tu l'avais fuis … n'est-ce pas ? Comment t'avais fais compte pour quitter ta maison déjà ? Tu t'en rappelles même plus. Pitoyable. Si pitoyable. Mais ça change pas. Ça changera plus. Regarde toi, là maintenant. En train de marcher de travers au milieu de la ruelle qui donne pas si loin de ton chez toi. T'as encore picoler. Trop. Bien trop. Tu crois sérieusement que c'est le moment pour ces conneries mon vieux ? Tu risques ta peau à chaque fois que tu fous le nez dehors, et tu bois comme un trou … t'essaies vraiment de crever. Avoue. Tout ça parce que t'as pas le cran de te tirer une balle toi-même … tu prends le risque de devenir un zombie plus vrai que celui que t'es actuellement. Pauvre vieux.

« Silas. » Petite voix. A peine audible … lointaine … non. T'en sais rien. Une voix féminine, bizarrement si familière. Comme une douce mélodie, une berceuse qui vient du passé. Tu relèves les yeux. Tu vois flou. Dans quel état t'es encore. Tu fais pitié et tu pues. Une silhouette féminine. Un petit bout de femme. Gracieuse. Une chevelure de feu. Brûlante. Un teint de poupée. Douce. « Saskia... » Ta voix si rauque … caverneuse. Comme si tu n'avais pas parler depuis des années. L'alcool, ça te fiche un sacré coup de vieux. Et des hallucinations pardi. Elle est morte. Bel et bien morte. Depuis si longtemps. Tu balances la tête de gauche à droite. Tu essaies de chasser cette image. Qu'elle s'en aille. Du balai. … Mais elle reste là. Plantée devant toi sans ajouter un mot de plus. « Oh misère, j'ai forcer sur la dose on dirait. » Comme d'hab. Té. Et voilà que tu t'écroules contre une vieille poubelle rouillée, laissant quelques cafards bien dodus s'en échapper. Tu ne réagis même pas. Toi qui as horreur de ces machins. « Je suis hanté, ça y est ? C'est le début de la fin. » Tu vas crever ouais. Et la mort est assez comique et cruelle pour envoyer la copie conforme de ta bien aimée pour t'embarquer dans ses filets. Comme si t'avais pas assez souffert bon dieu...
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Ven 23 Oct - 10:08


Silas & Eliott
    it's been a long time

Il n'y a aucun doute possible, il a forcé sur la bouteille. Quand il ouvre les yeux, Eliott peut parfaitement deviner ce qu'il voit : du flou. Comme s'il était devant un ordinateur avec une webcam de mauvaise qualité. Mais il doit bien distinguer quelque chose puisqu'il ouvre subitement la bouche. « Saskia... » Le cœur d'Eliott se serre un peu plus l'entendant prononcé le prénom de sa grande sœur, de la femme de Silas. Surtout avec cette voix qui semble sortir d'outre tombe, comme s'il n'avait pas parlé depuis des lustres. Elle voudrait rétablir la vérité, mais n'y parvient pas, les mots restant bloqués dans sa gorge. Elle se contente alors de le regarder balancer sa tête, comme s'il tentait de chasser un mirage. Ou une mouche. Un spectacle assez désolant. Sa tête dodelinant bizarrement au final. « Oh misère, j'ai forcer sur la dose on dirait. » Elle se retient de lever les yeux au ciel, avant de se dire que c'était ridicule, c'était pas comme si il allait vraiment s'en rendre compte. Il était pas vraiment en état de s'en offusquer. Du coup, elle le fait bien franchement. Tant qu'à faire, autant y aller jusqu'au bout. Du coup, elle lève franchement les yeux, allant jusqu'à pousser un petit soupir. « Sans blague... » Marmonne-t-elle même. Au moins, cette phrase voulait sûrement dire qu'il était en train de reprendre ses esprits non ? Enfin, peut-être pas au vu de comment il tombe sur cette poubelle qui ne demandait absolument rien. Triste la vie d'un objet pareil. Et surtout il venait de faire un boucan pas possible avec tout ça. Comme s'il allait réveiller les morts et c'était sans doute ce qu'il risquait de faire au sens propre. « Je suis hanté, ça y est ? C'est le début de la fin. » Bon bah en fait, il n'avait pas du tout reprit ses esprits. Et sa chute ne l'avait pas aider non plus, apparemment. « Crétin ! » Lui dit-elle alors, sans plus s'inquiéter de parler bas. Après tout, il avait déjà réveiller les zombies. D'ailleurs, il faudrait peut-être faire gaffe à eux et bouger avant qu'ils ne débarquent. Mais pour ça, elle allait devoir tenter de le faire réagir. Parce que bon, elle avait beau être assez costaud pour une nana, elle n'arriverait jamais déplacé un tel poids mort. Elle s'agenouilla devant lui, mettant son visage à son niveau. « Regardes-moi, idiot ! C'est pas Saskia, c'est Eliott ! » Encore fallait-il que son prénom fasse percuter quelque chose dans son esprit. C'était pas gagné. « Les fantômes n'existent pas mais les zombies, eux, si. Il faudrait donc qu'on bouge notre cul avant que ton concert avec les poubelles ne les fassent venir ! » Avec un tel discours, on voyait tout de suite qu'elle n'était pas sa sœur, non ? Saskia était bien trop douce pour dire une chose pareille. Ou pire, faire ce qu'elle s'apprêtait à faire, faute de réaction positive. « Et merde ! » Maugréa-t-elle tout en abattant sa main sur la joue de son beau frère. Elle n'allait pas l'abandonner pour sauver ses miches mais s'il ne réagissait pas, il fallait bien qu'elle trouve autre chose.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Dim 25 Oct - 13:27

T'es à l'ouest Mitchell. Tellement à l'ouest. Tu es probablement le seul idiot sur Terre à continuer de penser à picoler dans la situation actuelle. ... t'as entendu dire que c'était la fin du monde. Mais finalement qu'est-ce que ça peu faire ? Ton monde à toi, il s'est écroulé quand tu l'as perdue. Quand tu as cesser de pouvoir prendre sa main dans la tienne, quand tu as cesser de pouvoir respirer son odeur, quand tu n'as plus eu la possibilité de la prendre dans tes bras et de sentir sa chaleur se mêler à la tienne. C'est d'un ridicule. Qui aurait pu croire que toi, tu sois si romantique ... et pourtant. Cet amour c'était ta lumière. C'était ce te te faisait rire, marcher, avancer. Ca te rendait fort et heureux. Ca te rendait fou, c'était l'étincelle qui te rendait vivant et lorsqu'elle s'est éteinte, tu as sombrer. Oh, tu ne t'es pas mis à picoler comme un trou sans fin dés le départ non. Il y a eu cette période de vide, ces moments où tu as tenter de sauver les meubles, cette partie si courte de ta vie durant laquelle tu as essayer de te convaincre de l'authenticité des phrases toutes faites que l'on t'as servi. Elle n'aurait pas voulu te voir ainsi. Elle aurait souffert de te voir souffrir. Alors oui, tu as essayer de vivre sans elle. Tu n'aurais jamais refais ta vie, mais tu as tenter de continuer de vivre ta vie jusqu'a y trouver une fin honorable. Tu as essayer de rester digne, oh que oui tu as essayer mais non, tu n'as pas été assez fort. Ca été dur, bien trop dur pour toi et tu n'as ni eu le coeur, ni eu les épaules assez solides pour supporter ça. A un moment, il a bien fallu que tu cherches un moyen d'éteindre ce feu de douleur. Il fallait que tu t'apaises que tu oublies alors ... alors tu as bu. Un soir. Et tu as cette impression de flotter. D'être ailleurs. Tu n'avais plus conscience de rien et ce que tu avais rechercher durant des semaines ... alors le soir suivant, tu avais recommencer, puis le soir d'aprés aussi. C'était devenu une habitude. Marcher de travers et dormir affalé sur le sofa du salon, ne même plus songer à prendre une douche ou a balancer dans une poubelle les cadavres de bouteilles que tu laissais trainer partout chez toi. Si tu t'étais rendu compte de tout ça ? Oh oui. Tu l'avais bien compris, que t'étais en train de te faire au final plus de mal que de bien, tu l'avais compris, que tu ne te rendais pas service et ... tu avais même tenter d'en finir avec la vie ce soir là. Mais t'es qu'un lâche Mitchell. Un putain de lâche qui avait préféré reprendre la bouteille par peur de crever ... tu avais été indigne d'elle. Elle. Toujours si fière. Elle se savait condamnée et devant toi du moins, elle n'avait jamais pleurer. Elle avait attendu la mort avec tant de courage ... pourquoi toi, tu ne pouvais pas faire pareil ?

« Crétin ! » Tiens ... c'est étrange. Tu la connais cette voix, mais non ... ce n'est pas celle de Saskia. Ou alors est-ce encore l'alcool qui te fait cogiter pour rien. Ou alors es-tu tellement imbibé que tu en viens à oublier sa voix au fil du temps ... Tu entends ses pas. Mais tu ne lèves pas le nez. « Regardes-moi, idiot ! C'est pas Saskia, c'est Eliott ! » Tu ne réagis même pas à ses paroles. Pauvre épave que tu es. Tu fixes le sol, perdu dans ton délire. "Pardonne moi mon amour...pardon..." Pitoyable machin. « Les fantômes n'existent pas mais les zombies, eux, si. Il faudrait donc qu'on bouge notre cul avant que ton concert avec les poubelles ne les fassent venir ! » Tu avales le peu de salive qu'il te reste. Ce ton ... cette façon de parler, de s'adresser à toi ce n'est pas ta femme. Non. Saskia était la douceur. Ce que tu entends là, ce n'est pas elle alors cette fois, tu relèves la bouille et tu fixes ce visage juste devant ton nez. "Eliott..." Bien longtemps que tu ne l'avais plus revue. La petite soeur de ta bien aimée ... elle lui ressemble tant. Les même yeux, la même chevelure de feu...et pourtant, un tempéramment bien différent. Tu ne dis rien ... surpris. Paumé. T'en sais rien. Tu ne réagis pas à ses ordres, ses avertissements, et c'est sans doute ce qui la pousse à t'envoyer une belle gifle dans la tronche. Tu souffles...puis tu sembles te rendre compte. T'es là, affalé comme un gros tas, tu divagues et tu fais du bruit ... tu te mets en danger, tu la mets en danger aussi. Dis donc, Silas, t'aurais déjà pas oublier que les morts mangent les vivants de nos jours, hin ? Ça non. Alors tu te redresses un peu, tu t'appuies sur le sol souillé et tu te relèves, du mieux que tu le peux. Tu fais un pas, tu manques de chuter. Ça tourne bon sang, ça tourne. Mais t'as pas le droit de te plaindre. C'est ta faute ... "La maison elle est ... par là ..." lâches-tu finalement, en indiquant ... le mur.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Lun 26 Oct - 14:55


Silas & Eliott
    it's been a long time

Eliott avait longtemps trouvé son beau-frère plutôt sexy dans son genre. Et bien il semblait que cette vision venait de détruire toute sa sexytude. Un homme ivre, il n'y a rien de plus moche, il fallait bien l'avouer. C'est un conseil pour toutes les femmes de la planète, les filles, si un garçon vous plaît, faites le boire pour vous assurer que ce type le soit toujours une fois ivre. Au moins, Eliott n'avait jamais nourri ce genre d'espérance envers son beau-frère. Elle n'avait fait que dire objectivement que sa sœur avait bien choisi son homme. Mais maintenant, elle avait un doute. Mais alors qu'en général on s'amuse de voir quelqu'un dans cette état, là, elle en était tout simplement attristée. C'était si horrible de le voir dans un état pareil. D'autant plus qu'il continuait à s'enfoncer dans son délire, pensant se trouver devant sa défunte femme. « Pardonne moi mon amour...pardon... » Saskia aurait sûrement trouvé un mot gentil, quelque chose pour l'apaiser. Mais Eliott n'était pas sa sœur et elle ne savait pas trouvé les mots qu'il fallait. Et là tout ce qu'elle veut faire, c'est le faire réagir. Et de toute façon, au vu de la situation elle n'a pas de temps à perdre à l'apaiser, à être et gentille. Il fallait qu'ils bougent. Et vite. Elle semble parvenir à obtenir une réaction. « Eliott... » Mais c'est lent, bien trop lent. Elle voit très bien dans son regard qu'il n'est pas prêt de réussir à se lever pour aller se mettre à l'abri. S'il commence à peine maintenant à tilter que non, ce n'est pas un fantôme qui se tient devant lui, il allait falloir attendre des heures pour qu'il comprenne qu'il venait de faire suffisamment de bruit pour attirer tout les monstres des alentours. Du coup, elle réagit d'une manière qui n'appartient qu'à elle et laisse sa main retomber sur sa joue. La gifle est plutôt retentissante, mais elle pouvait presque voir la lumière s'allumer enfin dans le regarde de son beau-frère. Et le miracle semble arriver enfin, il tente de se redresse. Enfin, il fait surtout comme il peut. Il ose même faire un pas. Eliott le voyait déjà s'étaler au sol, mais il tient finalement bon. Oui, on oublie bien vite les effets d'une belle gifle. Placé au bon moment, elle peut faire des miracles. « La maison elle est ... par là ... » Dit-il finalement pointant une direction du doigt. Il pointe surtout le mur mais bon, elle ne pouvait pas trop en demander. Elle pousse quand même un soupir, parce que bon, se plaindre, Eliott a toujours trouvé que ça faisait partie des plaisirs de la vie. Se plaindre, ça entretient le corps. « T'en fais pour la route. Je sais où elle est la maison moi... » Dit-elle finalement en attrapant sa main qui pointe toujours le mur pour la baisser. Elle se glisse alors sous son bras, lui offrant de s'appuyer sur elle. « Allez, allons-y, avant qu'on nous tombe dessus. » Elle passe un bras autour de sa taille pour l'aider, tandis qu'elle tient toujours son arme dans l'autre main. Et elle va la tenir bien fermement, au cas où ils auraient subitement de la compagnie. Ils commencent alors à avancer, quittant déjà la ruelle. Elle a l'impression de ne jamais avoir avancé aussi lentement. En même temps en se traînant un poids mort pareil... « Silas, si tu pouvais m'aider un peu, on y arriverait peut-être avant Noël... » Mais elle tente de rester concentrer malgré l'effort. Enfin c'était avant d'entre ce son guttural, sorti d'outre-tombe derrière eux. Eliott c'était toujours demander comment les zombies pouvaient encore émettre des sons alors que leurs cordes vocales devaient être si amoché. Il fallait croire que c'était suffisant pour ce bruit qui faisait tout simplement froid dans le dos. Et quand elle tourne la tête derrière elle, elle n'est même pas surprise de tomber sur le zombie qui se rapproche d'eux. A son rythme bien sur. « Bon, Silas, si tu peux courir, ça va être le moment de donner tout ce que tu as. » Glisse-t-elle en se dégageant de sous son bras pour pointer son arme.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Mer 28 Oct - 19:56

Regardons les choses en face, Mitchell. Tu passes pour un con. Pire encore, tu passes pour un con, mais aussi pour un débile inconscient alcoolisé en pleine crise zombie. On fait pas plus stupide comme situation. Bordel, t'es celui qui méritait le moins de survivre, celui qui fait le moins gaffe, qui prends le moins garde pour sa vie … celui qui s'affale dans les coins de rues sans se soucier des morts affamés qui y passent et pourtant merde quoi, t'es encore là. En vie. Et aucune mâchoire de cadavre n'as réussi à se refermer sur la moindre parcelle de ton corps. Du moins, pas encore. Ça ne saurait tarder … tu ne pourras pas jouir d'une telle chance aveugle indéfiniment. Serait peut-être temps que tu te prennes en main, non ? Bwarf. Un jour. Peut-être, sans doute. Pas maintenant en tout cas. T'es pas en état. Suffit de poser les yeux sur toi, bah oui regarde toi. Tu fais un pas et encore, c'est un demi-pas qui manque de te coûter la vie. Ça tourne. Ça ne fait que tourner. T'as même pas l'impression que tes pieds touchent le sol, le vrai. « Tiens … il est bizarre ce sol … il est pas palpable. » Té. Abruti. C'est que t'as l'impression de flotter en réalité, ou de marcher sur du coton. C'est marrant, dis donc. Ouais, ouais, Silas, tout à fait hilarant. D'ailleurs, on est tous persuadés qu'Eliott aussi trouve ça vachement marrant. Mais si, regarde là comme elle se marre. Allez quoi. Lève le nez et regarde son minois. Bah quoi ? T'es surpris ? Bien sur qu'elle se marre pas, tête de noix. En réalité, elle te regarde même avec un air plutôt sévère. Ouh, c'est qu'elle a pas l'air de rigoler la p'tite Colt. En même temps faut pas s'étonner hein, t'as pas l'air fin là – il a l'air gros krkr – avec ton doigt qui pointe ce fichu mur de briques. Bah, ça arrive à tout le monde de se planter.

Voilà qu'elle soupire. Oh elle fait tout pour te faire comprendre que tu la fais chier à traîner dans le coin dans un état déplorable. Ça oui. Pis tu captes, hin, malgré tout. Mais tu la ferme. Elle est presque flippante. « T'en fais pas pour la route. Je sais où elle est là maison moi ... » Parfait. Non, parce qu'en fait, maintenant qu'elle le dit te voilà rassuré. T'es paumé. Depuis des heures. Faut se replacer dans le contexte, t'es repassé par chez toi pour récupérer des affaires, t'as picoler, t'es sorti … tu te rappelles même plus pourquoi et là, ça fait bien une heure que tu tournes en rond autour de cette poubelle à la recherche de ta fameuse maison. Pitoyable, vraiment affligeant... Sa main vient se poser sur la tienne, elle appuie dessus et baisse ton bras et tu te laisses faire, désarmé. Tu pourrais faire dévorer là, t'en aurais rien à secouer. T'es tellement imbibé que tu serais capable de pas le sentir si un mort venait te grignoter. Le whisky, c'mieux que l'anesthésie. Pourtant, tu la sens quand même faire passer ton bras autour de tes épaules pour t'offrir un appui. « Allez, allons-y, avant qu'on nous tombe dessus. » Bonne idée … sauf que tu sais pas où aller, bien pour ça qu'au final, tu la laisses te guider. Tu t'appuies sur elle … bravo le monsieur, aucun honneur, aucune fierté, tu t'appuies comme une merde sur une frêle jeune femme pour traîner ta carcasse dans une progression lente, si lente... « Silas, si tu pouvais m'aider un peu, on y arriverait peut-être avant Noël ... » Té. Elle est comique celle là. Comme si dans ton état, tu pouvais genre courir le marathon de New-York. Elle fume, ou quoi ? T'es au max là. Oh bordel, t'es plus que l'ombre de toi-même mon pauvre vieux. On dirait un retraité à l'agonie qui pour toute réponse … grogne. Un ours retraité à l'agonie !

Malheureusement, t'es pas le seul à grogner. Tu l'entends ce son que malgré tout, tu connais si bien … et tu sens Eliott se tendre près de toi. Elle a peur, malgré son tempérament et pour la première fois depuis longtemps, tu songes à fuir ces merdes, réellement. Peut-être parce que pour la première fois depuis longtemps, tu penses pas qu'a toi. T'es pas tout seul. Et que tu te dis que tu peux pas être responsable de la mort de la sœur de ta défunte femme. « Bon, Silas, si tu peux courir, ça va être le moment de donner tout ce que tu as. » Merde quoi … voilà qu'il faut que tu cours. Bwah. Tu souffles. Un souffle alcoolisé. Le genre qui achèverait n'importe qui. Tu passes une main sur ton visage et dans tes cheveux, tu secoues la tête … et tu te détaches d'Eliott. « Ça va. » dis-tu en l'attrapant par la main pour accélérer le mouvement. « Viens. » AMEN. Silas Mitchell semble avoir retrouver un minimum de ses facultés, il court … pas vite, mais il court et vous savez quoi ? Il va même dans la bonne direction. Il se dirige droit vers chez lui, vers sa porte qu'il ouvre à la volée pour faire entrer la jeune femme à l'intérieur, avant de se glisser à sa suite pour finalement claquer la porte aux nez de ce rôdeur atrocement laid qui faisait office de poursuivants. « Tain … c'est plus de mon âge ces conneries. » lâches-tu finalement, en t'écroulant comme un sac vide.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Sam 31 Oct - 10:05


Silas & Eliott
    it's been a long time

Un jour, elle rirait sûrement de cette situation. Mais là, elle se disait juste qu'ils allaient tout les deux crever. Ou se transformer en monstre. Dans les deux cas, ils allaient atrocement souffrir. « Tiens … il est bizarre ce sol … il est pas palpable. » En réalité, il aurait fallu filmer Silas. Il était à lui tout seul un spot contre l'alcoolisme pour les jeunes. Tu veux paraître aussi ridicule que lui ? Bois ! Elle même aurait sûrement vécu son adolescence différemment. Enfin, pour le moment, il fallait surtout rester en vie. Et c'était pas gagné... Tant bien que mal, ils avancent tout de même. Mais trop lentement. Bien trop lentement. Et Eliott en a alors la preuve alors qu'elle entend un horrible grognement derrière elle. Elle n'est pas la seule à le remarquer, Silas aussi. Ce qui a sûrement le don de chasser une petite partie de l'alcool qui embrumait son cerveau. Quand elle lui demande de courir, il faut être honnête, elle n'y croit pas vraiment. C'est ce qui la pousse à s'accrocher un peu plus à son arme, enfonçant la crosse dans sa paume. Mais à sa surprise, il se détache de lui même d'elle. « Ça va. » Mieux, il attrape sa main pour commencer à se diriger plus rapidement -parce qu'on pouvait pas vraiment dire courir- vers sa maison. Et sans gps. Bon, il y a du mieux. Il fallait espérer que ça suffise à leur sauver la vie. « Viens. » Elle a presque du mal à y croire, mais ils atteignent la maison, et ils entrent même et quand Silas referme la porte, c'est moins une, mais le rôdeur reste bien à la porte. Et elle n'a même pas eu à tirer. Miracle ! Mais ça a du saper les dernières forces de son beau frère qui s'écroule au sol comme... Non elle n'a même pas d'image assez forte pour décrire ça. Entre la ballon de baudruche et le vieux slibard qui a souffert de sa journée. « Tain … c'est plus de mon âge ces conneries. » Avec un soupir, elle s'adosse au mur, elle aussi est exténuée. Mais peut-être pas autant que lui, c'est sur. « C'est surtout l'alcool qui parle. Si tu buvais pas autant, tu serais sans doute dans un meilleur état... » Oui, bon, elle est peut-être un peu moralisatrice. D'un autre côté, qui allait lui dire qu'il déconnait maintenant. Elle ne savait même pas s'il avait encore de la famille avec l'horreur de la situation actuelle. D'ailleurs, Eliott ne peut que se souvenir davantage de où elle se trouve.

Il suffit d'un regard autour d'elle pour voir que cette maison n'est plus du tout celle qu'elle était avant. Saskia en avait toujours fait un foyer, un endroit accueillant et réconfortant. Combien de fois Eliott était venue juste pour ça, parce qu'elle avait besoin d'être dans un endroit où elle se sentait bien. Là où sa sœur était là aussi pour elle. Son absence est d'autant plus forte. D'autant plus douloureuse. Cette maison n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était par le passé. Elle n'a plus qu'une envie, pouvoir sortir de cette endroit. Quel idée de venir ici... Et là, elle ne pouvait même plus partir. Le zombie derrière la porte était là pour le lui rappeler. Elle se laisse finalement glisser contre le mur sur lequel elle était adossée. Son regard retombe sur Silas. Elle fait quoi maintenant ? Seule avec un type complètement ivre. Faire la conversation ? Surtout, qu'elle perdait du temps pour retrouver Sienna et Erik. « Est ce que tu aurais vu Sienna et Erik ? » Qui ne tentes rien n'a rien. Elle pouvait toujours essayer ça en attendant. Sinon, elle allait avoir tout le temps possible pour réfléchir à où ils pourraient être. Enfin, ça, c'était si Silas était en état de répondre et si sa course ne l'avait pas tué aussi.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Ven 13 Nov - 18:03

C'est presque comme si tu étais de retour à la case départ. Te revoilà – affalé comme un mort – dans la maison où tu as sans doute vécu les plus belles années de ta vie. La maison où tu pensais vieillir, peut-être même mourir en y ayant vu grandir tes enfants. Tu aurais même enterrer le chien de la famille dans le jardin, lui aménageant un magnifique parterre de fleurs rien que pour faire plaisir à ta fille, si triste d'avoir perdu son ami. Tu y es à nouveau, mais ici … il manque des souvenirs. Ici, tu en as de mauvais désormais. Simplement parce que la vie à semble t-il refuser de t'offrir ce que tu avais toujours désirer.

Tu l'avais fuis ? Non même pas. Tu étais simplement parti pour te perdre dans l'immensité de ce monde qui aujourd'hui tombait en ruine à une vitesse folle. Un bon chrétien – comme tu ne l'étais pas – aurait sans doute vu là la fin du monde, le jugement dernier, purement et simplement et tu aurais répondu que Dieu devait être fou pour décider de relever ses morts pour mettre à l'épreuve ses vivants … on t'aurait sans doute répondu que ces choses étaient en réalité l'armée du Diable et LA … bizarrement tu aurais trouver ça plus cohérent. Un mauvais film d'horreur. Ou le pire des scénarios catastrophe ; voilà ce que c'était. La merde à l'état pur et il fallait que tu te retrouves au milieu.

Tu passes une main moite sur ton visage humide lui aussi. Il fait toujours – ou presque – si chaud à Vegas … toi qui avait toujours adorer ce climat, tu en viens presque à le regretter aujourd'hui. « C'est surtout l'alcool qui parle. Si tu buvais pas autant, tu serais sans doute dans un meilleur état... » Voilà que tu relèves enfin le nez, tu poses ton regard bleuté sur la jeune femme qui comme toi, viens de s'adosser contre un mur pour reprendre son souffle après cette petite course. Depuis combien de temps n'as-tu pas revu Eliott ? Longtemps … tu avais pourtant toujours apprécier les Cole. Tu n'étais pas le genre de beau fils constamment en guère contre sa belle-famille non, ça avait toujours été le contraire. A la mort de Saskia, ils avaient été là pour toi. Les beaux-parents, surtout. Ta belle-mère en particulier. Tout comme ta propre maman, elle avait tenter de te sortir du trou dans lequel tu semblais sombrer et si tu avais laisser faire, peut-être n'en serais-tu pas là aujourd'hui … pourtant, tu les avais simplement tous rejeter, encore et encore, et accablés par leur propre peine, aspirés par leurs vies à eux … ils avaient fini par te laisser tranquille et tu avais apprécier. Souffrant bien trop de l'omniprésence de cette famille qui te rappelait sans cesse ce que tu avais perdu. « Bwarf. » C'est la seule réponse que tu peux donner … elle a raison, après tout. Mais tu ne ressens ni l'envie de tomber dans le dénie, ni l'envie de l'avouer totalement. Alors tu laisses retomber le silence, tu essais de te reprendre tant bien que mal .. de dissiper au moins un peu les vapeurs d'alcool qui ont prit possession de ton faible esprit.

« Est ce que tu aurais vu Sienna et Erik ? » Sienna et Erik … grand dieu, non. Tu te redresses alors, tu te lèves même et tu longes le couloir à la manière d'un petit vieux qui peine dans ses déplacements. Voilà que les Cole se sont perdus de vu. Elle est seule, donc. Perdue, à première vu. Sans famille. Presque comme toi. A ça près qu'elle au moins parvient visiblement à faire face sans être obligé de s'oublier. « Nan je les ai pas vu. Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? » Te voilà curieux tout à coup et malgré ton mal de tête … t'as bien envie d'entendre l'histoire, tiens. Tant qu'a faire.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Dim 22 Nov - 19:25


Silas & Eliott
    it's been a long time

Franchement cette situation était juste totalement pourrie. Et encore, le mot était faible. Alors qu'elle courrait après le temps pour retrouver son frère et sa sœur, voilà qu'elle se retrouvait coincé dans la maison de sa sœur décédé avec son poivrot de beau-frère. Juste fantastique ! Il fallait croire qu'Eliott avait la poisse aujourd'hui. Elle ne voyait vraiment pas d'autres possibilité. Nan parce que là, elle cumulait niveau torture psychologique. Elle avait la peur pour Sienna et Erik, les souvenirs de Saskia dans cette maison et -pour couronner le tout- Silas imbibé d'alcool qui ne fait que se plaindre. Si elle n'avait pas été aussi forte, elle se serait sûrement frappé la tête contre les murs. Bien fort. Histoire de s’assommer pour pouvoir piquer un roupillon le temps que tout ça se tasse. Mais non, il fallait qu'elle entende Silas se chercher des excuses. D'ailleurs, quand elle lui dit que son état est surtout du à l'alcool et non à son âge, il se contente d'un « Bwarf. ». Ça ne vaut même pas la peine d'insister. Autant laisser le silence retombé comme un soufflée mal préparé. De toute manière, elle a toujours été nulle en cuisine.

Elle finit tout de même par briser le silence. Plus par acquis de conscience qu'avec un réel espoir. D'autant plus que Silas aurait très bien pu voir son frère et sa sœur sans même s'en souvenir, vu dans quel état elle l'avait trouvée elle même. Mais sa question semble faire quelque chose dans l'esprit embrumé de son beau-frère puisqu'il se lève -et tout seul messieurs, dames ! Un véritable exploit!- et qu'il se déplace. Bon, à la vitesse d'un escargot blessé, mais il se déplace tout de même. Il faut croire qu'il est en train de décuver. Mais il tangue si dangereusement qu'Eliott se lève instinctivement. Juste au cas il faudrait le retenir. Ou le ramasser. C'est une possibilité bien plus plausible à première vue. Elle range même son arme, histoire d'avoir ses deux mains de libres. « Nan je les ai pas vu. Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? » Il arrive même à faire des phrases cohérentes. Si c'est pas miraculeux ça. Mais Eliott ne peut retenir son soupir. Elle n'a pas vraiment envie de raconter cette histoire. Surtout qu'elle a l'impression d'avoir lamentablement échoué. « On s'est retrouvé acculé par des rôdeurs. Je suis restée en arrière pour les permettre de fuir. Mais quand je suis retournée à l'endroit qu'on avait choisi pour ce genre de situation, ils n'étaient pas là. Je les cherche partout où je peux depuis... » Bon, elle avait résumé bien rapidement la situation, mais elle ne voyait pas l’intérêt de s'étaler. Quoique, pourquoi pas ? Vu son état, Silas ne se souviendra sûrement pas de cette conversation le lendemain, elle pourrait en profiter pour s'étaler un peu. Faire un truc qu'elle ne faisait pas depuis le début de ce cauchemar pour ne pas saper le moral d'Erik et Sierra : ouvrir un peu son cœur. « J'ai bien merdé sur ce coup là. Je savais que je pouvais pas les laisser tout seul. Ils ont toujours été les plus fragiles d'entre nous. Et maintenant, ils sont tout ce que j'avais. Depuis le début de cette grosse merde, je n'ai qu'eux. Je ne sais pas où sont mes parents. Et encore moins mes deux autres frères. Je suppose que eux non plus tu les a pas vu ? Je m'en serais douté. Du coup, t'es ce que j'ai de plus proche de la famille. Et voilà dans l'état que je te retrouve. Raaah ! Mais quel merde ! Une putain de grosse merde ! » Et bien là, on pouvait dire qu'elle s'était étalée. Pour parler, elle avait parler. Et elle avait été grossière aussi. Mais bon, sa mère n'était pas là pour lui tirer les oreilles. Et c'était bien ça le problème d'ailleurs. « La dernière chose que mes parents m'ont demandés, c'était de prendre soin des plus jeunes. Et je suis même pas fichu de faire ça correctement ! » Et maintenant un peu d'apitoiement sur soi même. Elle tenait un combo gagnant là quand même.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Lun 23 Nov - 19:13

Mal au crâne, tellement mal au crâne … mais t'as pas le droit de te plaindre. Tu peux t'en prendre qu'a toi même ; l'idée de te saouler tu l'as eu tout seul après tout. Pourtant tu l'as poses ta question, tu fais le curieux et à vrai dire dans ton état actuel tu t'attends à une réponses brève. Un truc court. Facile à comprendre … tout le contraire de ce qu'elle t'offre. « On s'est retrouvé acculé par des rôdeurs. Je suis restée en arrière pour les permettre de fuir. Mais quand je suis retournée à l'endroit qu'on avait choisi pour ce genre de situation, ils n'étaient pas là. Je les cherche partout où je peux depuis... » Le genre de situation habituelle, sûrement, et immédiatement le pire t'arrive au cerveau. Peut-être qu'ils sont morts.Dévorés. Peut-être même qu'ils sont dans le même état que ce gars occupé à frapper dans la porte d'entrée avec sa tête. Peut-être oui, et l'espace d'un instant tu songes à lui dire clairement ta façon de pensée … avant de te rendre compte que tu peux pas faire ça. T'es bourré oui, mais il semble te rester assez de lucidité pour faire preuve d'humanité. Tu gardes donc le silence. Tu te contentes de continuer ta lente progression, assuré il te semble par Eliott qui guette tes pas comme si elle s'attendait à ce que tu t'étales comme une larve à chacun d'entre eux. Où est-ce que tu vas ? Tu ne sais déjà plus … ah, si. Le buffet de la cuisine. Là où se trouve quelques aspirines … normalement. « J'ai bien merdé sur ce coup là. Je savais que je pouvais pas les laisser tout seul. Ils ont toujours été les plus fragiles d'entre nous. Et maintenant, ils sont tout ce que j'avais. Depuis le début de cette grosse merde, je n'ai qu'eux. Je ne sais pas où sont mes parents. Et encore moins mes deux autres frères. Je suppose que eux non plus tu les a pas vu ? Je m'en serais douté. Du coup, t'es ce que j'ai de plus proche de la famille. Et voilà dans l'état que je te retrouve. Raaah ! Mais quel merde ! Une putain de grosse merde ! » Blablabla. Depuis combien de temps est-ce qu'elle est seule pour ressentir un tel besoin de parler ? Sa voix résonne dans ta pauvre tête comme si elle était en train de hurler un sermon assommant au milieu d'une immense cathédrale. Ça cogne, ça tamponne tellement fort que ta vision se trouble et qu'il te faut t'arrêter un instant pour secouer la tête et reprendre un peu tes esprits. Tu as à peine assimiler ses paroles … pourtant, tu sembles avoir le compris le sens de son discours puisque tu te finis par te tourner vers elle une fois tes médicaments enfin dans ta main. Quel âge a Eliott déjà ? Vingt ans ? Non. Une petite trentaine, un peu moins il te semble. Une femme. Jeune femme. Mais une femme quand même. Une Cole, qui plus est. Et les Cole tu les connais bien. Comme Saskia, elle se montre forte pour dissimuler ses faiblesses … mais toi, à ce moment tu sembles pouvoir les voir. Comme si en l'écoutant – même à moitié et dans ton état – tu pouvais la percer à jour. « Ils ont du être retardés, ou se cacher quelques part. » Bin tiens. Voilà que tu tentes de te montrer rassurant. Toi. Avec ton litre et demi d'alcool en trop dans le nez. Comme si tes paroles pouvaient avoir quoi que ce soit de rassurant … Tu finis par attraper un verre, tu ne sais même pas s'il est propre mais peu importe, puis tu te diriges vers l'évier de la cuisine, toujours si lentement pour l'ouvrir et constater que oui, l'eau coule encore du robinet. Presque un miracle. Tu t'en sers un demi verre que tu avales pour faire passer deux cachets avant de venir te laisser tomber mollement sur une chaise en soupirant. « La dernière chose que mes parents m'ont demandés, c'était de prendre soin des plus jeunes. Et je suis même pas fichu de faire ça correctement ! » Tu relèves les yeux. Tu ne peux que la comprendre. Tu te souviens encore de ton mariage et du père de Saskia qui te demande de prendre soin de sa fille et de la rendre heureuse … même pas foutu de faire quelque chose au final, lorsqu'elle était tomber malade. La honte. L'impuissance. Tu connais ça. Ce sentiment si désagréable. Prenant. Déchirant. Tranchant. Assourdissant. « C'est pas ta faute. On vit dans un monde de merde, qu'est-ce qu'une fille comme toi pourrait faire contre des hordes de cadavres ? » … bon ok. C'est un discours réducteur que tu lances là. Peut-être que tu devrais pas et tu sembles t'en rendre compte. Trop tard évidemment. « Bon, tu m'excuses mais j'ai pas grand chose à t'offrir. J'ai vider mon dernier Whisky … je sais plus trop quand … y'a de l'eau si tu veux. »
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Mar 24 Nov - 19:53


Silas & Eliott
    it's been a long time

Elle avait bien conscience qu'elle se serait gaver elle même à parler comme ça. Eliott, les longs discours, elle ne connaissait pas. Du moins en temps normal. D'habitude, si elle pouvait se contenter d'un grognement pour répondre, elle le faisait. Oui, elle avait peut-être un côté femme des cavernes en elle... Enfin, vu l'état de Silas il ne s'en formalise pas, même si il semble avoir un vertige un moment. A cause du flot de paroles de la jeune femme ou de l'alcool, on ne le saura jamais vraiment. Mais il doit bel et bien reprendre en lucidité puisqu'en fait, il avait un but en se levant : les aspirines. Au moins, il tente de soigner une partie de son mal. « Ils ont du être retardés, ou se cacher quelques part. » Elle ne retient même pas sa surprise alors que ses sourcils se lèvent en un geste interrogatif. Il tente vraiment de la rassurer là ? Silas et l'adjectif rassurant n'allait pas forcément de mise ensemble. Du moins, avec elle. Surtout pas dans cet état. Non, parce que là, ça signifiait qu'il arrivait tout de même à émettre une pensée cohérente, à utiliser ses sentiments humains pour se rendre compte quand quelqu'un avait besoin de mot gentil et pas d'une vérité méchante et cruelle. Parce que oui, Eliott n'est pas stupide. S'ils avaient été retardés, elle aurait dû tomber sur eux en remontant le chemin qu'ils auraient du prendre. Mais son cher beau-frère semble plein de surprises, puisqu'ils continue sur cette voix, et tente de minimiser la bêtise de la rousse. « C'est pas ta faute. On vit dans un monde de merde, qu'est-ce qu'une fille comme toi pourrait faire contre des hordes de cadavres ? » Ouais, enfin là, il se montrait presque insultant. Une fille comme elle ? D'ailleurs, elle lui fait bien sentir par le regard qu'il vient de dire une connerie. Il lui semble que depuis le début de cette merde elle avait pu prouver qu'une fille comme elle savait se débrouiller. Elle avait maintenu son frère et sa sœur loin du danger. Elle avait réussi à les nourrir, à les garder au chaud. Elle n'avait merdé qu'une seule fois en réalité. « Une fille comme moi, hein ? » Sale type, ivrogne ! Sérieusement, à voir sa tête, c'est un coup de chance si lui est toujours en vie. C'est vrai quoi, au vu de là où elle l'avait trouvé, dans l'état qu'il était, n'importe quoi aurait pu lui tomber dessus sans qu'il n'est le temps de pousser un cri. « Vu ton état général, il semble pourtant que je sois bien plus apte à maintenir mes miches en sécurité que toi... » Elle s’efforça de se calmer. Elle savait bien qu'il ne pensait pas à mal. Mais ce genre de réflexion faisant souvent ressortir la féministe en elle. Le girls power, c'était un truc auquel elle croyait. Merci les spice girls... « Bon, tu m'excuses mais j'ai pas grand chose à t'offrir. J'ai vider mon dernier Whisky … je sais plus trop quand … y'a de l'eau si tu veux. » Mais il est dans cet état depuis combien de temps ? Et ça fini à repousser sa colère féministe. Il est devenue l'ombre de lui même. La part de lui dépressive. Il arrive finalement à l'attristée. « Un verre d'eau, je veux bien s'il te plaît. » Répond-elle, radoucie. De toute manière, cette course improvisée lui avait donner soif quand même.  Et autant profiter de l'eau quand elle pouvait en avoir. « Comment tu survis ? » Elle avait réussi à ne même pas mettre un jugement dans sa voix. Juste une inquiétude profondément sincère. Parce qu'après tout, Silas faisait partie de la famille. Même si Saskia n'était plus là.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Mer 25 Nov - 21:32

« Vu ton état général, il semble pourtant que je sois bien plus apte à maintenir mes miches en sécurité que toi... » Bla, bla, bla. C'est pas comme si tu t'y attendais pas, hin. C'est presque insultant ce que tu viens de dire, mais t'es bien trop dans les nuages pour t'en rendre compte totalement. Alors tu laisses. Qu'elle s'énerve, peu importe. Qu'est-ce que tu risques après tout ? Un sermon ? Tu pourrais t'endormir pendant qu'elle parle si elle jouait à ça alors, franchement, c'est pas bien effrayant. Tu grognes, tu laisses couler. Tu ignores même sa remarque, pourtant pleine de vérité. De toi à elle, il y a une marge énorme. Elle doit sa survie à ses compétences, ses connaissances, un peu de chance peut-être et beaucoup de prudence, toi … bah toi t'as juste un bol monumental. « Un verre d'eau, je veux bien s'il te plaît. » Tu t'étires, appuies ton dos contre la chaise étalant tes jambes un maximum. Tu te fais l'effet d'un retraité. T'es courbaturé de partout, tu sais même pas comment t'as fais. « Bah serres toi, j't'en prie. » Et t'as carrément la flemme de bouger en plus, qu'elle se débrouille. T'es naze. Bien trop pour te lever et jouer à l'hôte de maison modèle. Qu'elle se débrouille, surtout qu'en réalité, t'es pas certain de réussir à lui servir son foutu verre d'eau sans t'écrouler dans l'évier comme un sac vide.

Tu fais silence. Encore. Tu n'es pas très causant, en règle général. Tu l'as été, jadis, lorsque la vie te souriait, lorsque tu écoulais encore des jours heureux aux côtés de la femme que tu avais épouser. Tu avais de la conversation, oui, tout de même. Tu n'as pourtant jamais été l'homme le plus sociable du monde … mais il fut un temps où tu faisais des efforts. Pour elle. Ne serait-ce que pour éviter de passer pour un vieil ours malpoli auprès de la famille, des amis, des collègues de boulot qui passaient par la maison. « Comment tu survis ? » C'est quoi, cette question bizarre maintenant ? Comme tu survis. Ca marcherait, si tu lui disais simplement que t'en sais rien ? Le fait est que tu n'es pas comme le reste du monde, tu ne fais rien pour rester en vie. Tu ne fais pas preuve de prudence … la seule raison pour laquelle tu fuis ces choses, pendant tes moments de lucidité, c'est simplement par pure lâcheté. La peur de la douleur. Atroce, n'est-ce pas ? Se faire dévorer, entamer vivant par des mâchoires jadis humaines ? Des dents … même plus tranchante. Tout juste bonne à écraser ta chair et à l'arracher pour te saigner tout en douleur. Tu essayes juste d'éviter ça. Si tu pouvais te faire dévorer pendant que t'es défoncé … dieu que ça t'arrangerais. « Comme tout le monde, je suppose. » Mensonge. Et un soupire. Qu'est-ce que tu pourrais bien dire de plus ? La vérité, pour commencer. « Je vais à droite, à gauche, je picole, je me perds et je bouge. Je me soucis que de moi-même, j'aide personne et je laisse l'humanité de côté. » Glorieux Silas ! Vraiment héroïque. Tu pourrais prendre la place de Captain America easy ! Qu'il aille se rhabiller avec son costume de clown, hein...oh bon sang. Quelle misère. Mon pauvre vieux, t'as vraiment pas d'honneur. Pas de fierté. T'es vraiment qu'un pâté. Avarié en plus. « Enfin bref, j'ai du bol. C'tout. »
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Lun 30 Nov - 15:25


Silas & Eliott
    it's been a long time

Elle avait l'impression de jouer aux montagnes russes des sentiments avec lui. Elle passait de l'agacement à la tristesse en un quart de secondes. Il fallait dire qu'il n'était jamais bien loin de lui rappeler qu'il était de ceux qui avait le plus souffert de la disparition de Saskia. « Bah serres toi, j't'en prie. » Là par exemple, il appuyait juste sur le bouton de l'énervement. Pourquoi proposer si c'est pour ne pas servir derrière ? « Crétin. » Marmonna-t-elle tout en se dirigeant vers le robinet quand même. Il lui faut un moment pour mettre la main sur un verre quand même. Mais elle parvient tout de même à se servir. Pour mieux se retenir de lui jeter en pleine figure. Il l'aurait pas volé pourtant. Mais encore une fois, elle tente de se calmer tout en revenant vers lui. Et c'est d'un ton vraiment concerné. C'est que dans le fond, elle s'inquiète quand même pour lui. Même si une petite voix en elle lui dit que s'inquiétait d'un ivrogne trentenaire était vraiment la plus mauvaise idée de sa vie. Encore pire que son mariage à Vegas. « Comme tout le monde, je suppose. » Elle, elle n'y croit pas du tout. Non parce que l'humain de base qui veut survivre, il se retrouve pas dans une ruelle avec suffisamment d'alcool dans le sang pour faire cramer tout un bâtiment. « Je vais à droite, à gauche, je picole, je me perds et je bouge. Je me soucis que de moi-même, j'aide personne et je laisse l'humanité de côté. » Et bah voilà qui paraît déjà plus honnête. Même si elle aurait ajouter qu'il laissait sa propre humanité de côté. « Enfin bref, j'ai du bol. C'tout. » Voilà qui était encore plus vrai.

Avec un soupir, elle tire finalement une chaise avant de s'installer dessus. « Et tu comptes continuer à miser sur ta chance pour rester en vie ? » C'est sans doute à ce moment là qu'elle se rend compte qu'elle est peut-être plus stupide qu'elle ne le croyait. En réalité, il en avait tout simplement rien à cirer de vivre ou pas. S'il était en vie, c'était juste un incroyable hasard. Il avait les miches les plus chanceuses du monde. Une chance dont il ne voulait même pas. « A moins que tu cherches juste à te faire tuer de la façon la plus lente possible ? » Elle aurait aimé le dire d'une façon un peu plus agressive. Mais en fait, elle n'y arrivait même pas.  Il y avait de vrais zombies dehors et d'autres qui n'en avait pas l'apparence mais l'état déjà à moitié à l'intérieur. Sauf que le pauvre, il tombait pas sur la meilleure des Colt pour rassurer et soutenir. En fait, il avait épousé celle qui le faisait le mieux, Saskia. Sienna n'était pas mauvaise non plus pour ça, mais surtout pas Eliott. Mais alors vraiment pas. Elle, elle brusquait les gens. Elle ne savait pas être douce et gentille. Elle le savait parfaitement. Sûrement ce qui la poussa à ne plus ouvrir la bouche. Du moins, pas tout de suite.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Lun 14 Déc - 4:20

it's been a long time
feat. Eliott
« Et tu comptes continuer à miser sur ta chance pour rester en vie ? » En voilà une question pertinente. Ou … une bonne question, du moins. C'est qu'en réalité, vivre, survivre, ou bien mourir t'en as quelque chose comme rien a faire. C'est vrai, quand on y pense. Pourquoi l'être humain a t-il envie de vivre ? Pour continuer de profiter de sa vie, de ce qu'il aime et surtout ce ceux qu'il aime … dans ton cas, tu estimes que tout ça est simplement corrompu. Tu n'as pas pris la peine de t'intéresser à ce qu'il te restait de famille depuis longtemps et tu es pratiquement certain de les avoir laisser mourir au milieu de cette fin du monde atroce. Tu as perdu ta raison de vivre, d'exister, de respirer, celle qui te tenait debout et te tirait pour avancer n'est plus et tu maudis la vie pour ce qu'elle continue à t'offrir comme temps sur Terre. « A moins que tu cherches juste à te faire tuer de la façon la plus lente possible ? » Oh mais c'est qu'elle serait presque comique la petite Colt. Qu'est-ce qu'elle croit ? Que t'es dingue ? Boh, elle est sûrement pas loin de la vérité après tout … quoi que. T'es sûrement pas assez dingue pour te jeter dans la mâchoire d'un retraité bouffeur de Silas. Et tu as encore assez de ta tête pour songer à fuir devant la menace alors … ouais, elle a pas tort. « Franchement j'en ai rien à foutre … le bonhomme que les gens appellent Dieu semble avoir décider d'se foutre de ma gueule. Il élimine des gens qui veulent vivre et il fait tout pour que je reste en vie … ça l'éclate. Au moins ça fait rire quelqu'un faut croire. » Bon, ok … t'es parti dans ton délire là, mon vieux. Surtout que t'as jamais cru en Dieu ou une autre de ces connerie issu de la religion. La vérité, c'est que dans ton esprit – un peu malade quand même – embué par l'alcool fort, c'est la seule explication plausible que tu as pour ta survie miraculeuse. « Mais ta raison, rouquine, je suis pas encore assez atteins pour me laisser dévorer vivant et agoniser dans la souffrance la plus extrême. » Pas encore … et bah ça promet.

Tu te redresses sur ta chaise, faisant craquer quelques vertèbres, remettant ton corps en vrac un minimum en place … et tes idées, par la même occasion. Et maintenant ? C'est la grande question. Des semaines que tu traînes tout seul au milieu de ce merdier et voilà qu'un espèce de … fantôme de ton passé resurgit au beau milieu d'une rue pour te traîner chez toi, au milieu de tes souvenirs. Tu peux tout de même pas lui dire de partir non … tu pourrais partir, toi. Tu t'en fou après tout de ce qu'elle pense de toi. Tu te fiches de l'opinion des autres depuis longtemps en réalité. Ouais tu pourrais juste partir d'ici, tu fuirais tes souvenirs, ta douleur et tes regrets. Tout ça, d'un coup. Est-ce qu'elle se rend compte au moins, que t'as un mal fou à la regarder en face ? … t'avais jurer de la chérir et de la protéger, tu l'as pas fais. Pour toi c'est clair, la famille de Saskia t'en veux … et si c'est pas le cas, t'es même plus digne de leur présence. C'est pas pour toi, tout ça. T'as assez donner bordel, t'as assez pleurer, assez souffert … tout ce que tu veux c'est terminer tes jours et la rejoindre, c'est fuir tout ce qui te fais si mal pour avoir la paix, au moins un peu, même si t'es pas certain de la mériter. Tu veux pas être là … tu veux pas d'une Eliott en face de toi qui même si elle ne dit rien, passe sans doute son temps à te juger d'une cruelle façon depuis qu'elle t'a trouver affalé au milieu des ordures. Tu veux pas, tu peux pas … mais il y a quelque chose qui te retiens. Ta conscience. Cette saleté. Voilà qu'elle se manifeste pour te servir de beaux discours. Mais non Silas, t'es encore humain voyons tu peux pas laisser cette jeune femme toute seule. Regardes là, perdue même si elle ne le montre pas. Mais enfin tu le vois pas qu'elle a besoin d'être rassurée pour sa famille et ses proches ? Fait quelque chose bon sang, sois un homme bon. Sois quelqu'un. Oh, ta gueule. Comme si t'étais le mieux placé pour lui remonter le moral. Si ça se trouve, sa famille bah elle est morte. A quoi ça sert de se voilà la face. Quoi ? L'espoir tu dis ? C'quoi cette merde ? Pfft. Voilà que tu te lèves à nouveau. Bourré, oui, mais le fait est qu'à force tu tiens plutôt bien la substance alors tu sais encore comment on fait pour bouger, tenir debout et plus ou moins droit sur tes deux quilles. « Écoutés, Eliott. T'es pas tomber sur le bon gars … je bouffe peut-être pas les gens qui me tombe sous les crocs mais d'une certaine manière je suis aussi vide que ces cadavres … » C'est bien la première fois depuis des lustres que t'es honnête avec toi-même et avec les autres. Bravo, cette petite à des effets ravageurs sur toi mon vieux. « Tu peux rester ici, prendre ce que tu veux aussi si t'en as besoin mais … mais crois moi, peu importe ce que tu penses je te le dis maintenant, je suis pas celui qui pourra t'aider à survivre dehors. Je suis un poids, je suis déjà mort. » Ouais … et depuis bien longtemps.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Lun 14 Déc - 20:14


Silas & Eliott
    it's been a long time

Eliott n'était pas vraiment la plus adaptée pour parler à une personne dans l'état de Silas. Elle ne savait pas vraiment quoi dire ou faire, du coup, elle y allait comme elle en avait toujours eu l'habitude, en fonçant tête baissée et en disant ce qu'elle a en tête. « Franchement j'en ai rien à foutre … le bonhomme que les gens appellent Dieu semble avoir décider d'se foutre de ma gueule. Il élimine des gens qui veulent vivre et il fait tout pour que je reste en vie … ça l'éclate. Au moins ça fait rire quelqu'un faut croire. » Que répondre à ça ? En tout cas, elle, elle n'en avait aucune idée. Surtout quand on commençait à parler de religion. C'était bien un sujet qu'elle préférait éviter. Elle ne savait pas en quoi croire et préférait une neutralité préventif. Histoire de ne froisser personne, que ce soit sur Terre ou ailleurs. Et là aussi, autant garder le silence et le laisser vider son sac. « Mais ta raison, rouquine, je suis pas encore assez atteins pour me laisser dévorer vivant et agoniser dans la souffrance la plus extrême. » Voilà qui était rassurant. S'il n'avait pas glisser un encore dans sa phrase. Ce qui voulait dire, que ça pouvait encore arriver... Génial... Typiquement le genre de truc où elle n'avait pas du tout les mots qu'il fallait. Elle était plutôt du genre à enfoncer davantage les idiots qui disaient ce genre de truc. Elle se retient alors de dire un truc, se mordant l'intérieur de la joue par la même occasion. Ce qui laisse le temps au silence de s'installer. Mais c'est peut-être pas plus mal au vu de la conversation. Mais Silas lui ne tient pas en place. Elle le voit se redresser sur sa chaise, faisant craquer ses os au passage. Elle grimace d'ailleurs en entendant ce bruit. Elle n'avait jamais pu supporter ça. Et quelques instants plus tard, il est carrément debout. Il faut croire que quand il est ivre, il ne tient en place. Pire, il devient barvard et reprend la parole. « Écoutés, Eliott. T'es pas tomber sur le bon gars … je bouffe peut-être pas les gens qui me tombe sous les crocs mais d'une certaine manière je suis aussi vide que ces cadavres … » Bah ça, elle s'en était rendue compte toute seule, il n'avait pas besoin de lui dire. Après tout, elle s'était faite cette réflexion il n'y a pas si longtemps. Quelques minutes à peine. « Tu peux rester ici, prendre ce que tu veux aussi si t'en as besoin mais … mais crois moi, peu importe ce que tu penses je te le dis maintenant, je suis pas celui qui pourra t'aider à survivre dehors. Je suis un poids, je suis déjà mort. » Comme si elle attendait une aide de sa part. N'importe quoi. Il rêvait complètement là. Elle en leva les yeux au ciel, poussant même un long soupir. « J'ai jamais cru que tu pourrais m'aider... En fait, pour moi, tu en es au même niveau que Sierra et Erik. Non, tu es sans doute encore en dessous. » Elle se leva à son tour, avant de poser ses mains sur ses épaules pour le pousser vers sa chaise, le faisant s’asseoir de nouveau. Gardant une main sur une de ses épaules, elle se pencha en avant, plantant son regard dans le sien, son nez à quelques centimètres du sien. « Tu es un membre de ma famille qui a besoin de protection. » Bon, elle se doutait que l'ego de Silas risquait d'en prendre un coup mais c'était bien la vérité. Elle se redressa, posant alors ses mains sur ses hanches. « Et franchement, t'arriveras pas à me faire changer d'avis. Parce que bon, j'ai beau ne pas savoir si ya un vieux barbu là haut, je me dis que dans le doute, je préfère ne pas attirer la colère de Saskia si je dois la revoir. » Bon, parler de sa sœur n'était peut-être pas la bonne idée, mais en même temps, parler d'elle était peut-être le meilleur moyen de percer l’abcès. Après tout, c'était bien ce qui tourmentait Silas, pas la peine de se leurrer.
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MessageSujet: Re: SILAS + it's been a long time   Dim 17 Jan - 2:25

it's been a long time
feat. Eliott
« J'ai jamais cru que tu pourrais m'aider... En fait, pour moi, tu en es au même niveau que Sierra et Erik. Non, tu es sans doute encore en dessous. »  Au même niveau. Tu relèves la tête, presque un peu trop vivement pour toi actuellement. Ça veut dire quoi, ça ? Aussi mort ou aussi perdu qu'eux ? Bwaf. Peu importe en réalité, tu ne vas pas t'en offusquer. Pas comme si elle avait tort, dans un sens comme dans l'autre. Mon pauvre vieux .. tu pourrais faire un effort tout de même. Regardes toi, dans quel état es-tu ? On dirait un retraité. Même Eliott, aussi frêle soit-elle, a l'air d'avoir plus de force et d'énergie que toi. Tu crains. On fait sûrement pas pire au monde actuellement. Que penserait Saskia, si elle te voyait comme ça ? C'est bien la première fois que tu y réfléchis tiens … et maintenant que ça vient, tu te rends compte qu'elle te collerait des baffes tous les jours depuis un bon moment si elle était là. Toi qui étais si droit. Si propre sur toi. Un homme respectable, un bon gars avec un avenir solide. Une place de choix. Un job en béton. En mariage doré. Une femme qui valait plus que toutes les étoiles réunies. Tu n'es plus qu'une épave dont personne ne voudrait. Dont personne ne veut. « Tu es un membre de ma famille qui a besoin de protection. » Tu souffles. « J'ai pas b'soin d'ta protection d'abord. » Tiens. Tu réagis. C'était sans doute de la provocation … et ça marche on dirait. Touché. Vexé. Juste un peu .. mais suffisamment. Pour qui elle te prends, hin ? Une damoiselle en détresse ? Elle rêve. T'as pas besoin d'être sauvé , si tu dois l'être tu peux bien le faire tout seul. Du moins, tu aimerais en être certain. « Qu'est-ce tu crois ? Que tu vas jouer les héros et que je vais te coller au cul comme un clébard effrayé ? » Ça pourrait être pris pour une crise de nerf, de la colère ou même en élan de méchanceté … si tu n'étais pas là, assis non … affalé sur cette vieille chaise à fixer Eliott avec un air de chien battu et abandonné. Zéro crédibilité. Pourtant tu essais, certains diraient que c'est bon signe. Que t'as encore un peu de fierté au final. Mais juste un peu. Si peu. Beaucoup trop peu. En face de toi, elle a pourtant l'air d'un héros, Eliott. Suffit de la regarder, avec sa bouille déterminée et ses petites mains posées sur ses hanches. On dirait SuperGirl.

« Et franchement, t'arriveras pas à me faire changer d'avis. Parce que bon, j'ai beau ne pas savoir si ya un vieux barbu là haut, je me dis que dans le doute, je préfère ne pas attirer la colère de Saskia si je dois la revoir. » Humpf. Touché, encore. Le prénom de ta défunte femme si naturellement prononcé provoque en toi comme une décharge électrique. Attirer ses foudres ? Encore une fois, tu sais bien que si ta rousse à toi était là à te regarder, elle ne ferait que te hurler dessus. Pour cette barbe trop longue, ces cheveux en bataille, ce corps affaibli et mou, ces yeux – qu'elle aimait tant – rougis par le chagrin et l'alcool. Eliott … encore une preuve de son courage. Contrairement à toi, elle te semblait réussir à parler de sa sœur bien facilement. Toi, tu ne parvenais pas à dire son prénom depuis qu'elle était parti … tu avais du mal à l'entendre aussi. Sûrement l'une des nombreuses raisons pour lesquelles tu avais bannis de ta vie toutes ces personnes qui la connaissait, et qui aurait été susceptibles de te parler d'elle. Finalement, tu avais été le plus lâche de tous … elle aurait eu honte de toi. Tu t'étais mis des œillères au lieu de faire comme tout le monde, de te battre pour surmonter la perte, le deuil. Tu n'avais pas eu le cran de continuer à vivre, même pas pour elle. Non, tu t'étais contenter de te laisse aller à la facilité, tu avais pris la route de la déprime. La plus séduisante, mais aussi la plus dangereuse. Celle qui commence par un chemin fleuris et qui fini en pente raide. En falaise acérée. « C'est pas sur toi qu'elle passerait ses nerfs si elle était là … crois moi. » Oh non. Ça tu le sais. Saskia adorait ses sœurs, elle avait toujours été proche de sa famille. Si elle était là, tu le sais … qu'elle aurait serrer sa sœur contre elle en la remerciant d'essayer de secouer les puces de son abruti de mari devenu alcoolique. « Elle me passerait un de ces savons … elle avait horreur de que je garde une barbe. Elle disait que je ressemblais à un émigré Pakistanais. » Un sourire … un rire même qui sort de ta gorge alors que tu te remémores ses mots. C'est bien la première que tu le fais de toi même et bon sang .. ça fait un bien fou.
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