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 Avoir peur c'est aimer - Savannah

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+ TES MESSAGES : 140
+ ICI DEPUIS LE : 06/10/2015

MessageSujet: Avoir peur c'est aimer - Savannah   Jeu 15 Oct - 17:53

Avoir peur c'est aimer
Ft. Savannah Rhodes

C'est l'effervescence au commissariat, tout le monde est sur les nerfs. Avec ces récents cas de maladie nous sommes obligés de travailler beaucoup plus qu'avant, afin de gérer les malades et seconder les urgences. J'ai à peine eu de quoi passer quelques heures avec ma famille depuis presque une semaine et je suis à cran, comme tout le monde ici. On sait tous que quelque chose ne tourne pas rond dans le pays avec cette épidémie, mais personne n'en sais plus. J'ai entendu dire par des collègues qu'ils avaient du abattre des gars déjà mort, peut être ivre mort oui, qui tentaient de les mordre et certains patients à l’hôpital semblent se montrer violents. Le pire c'est que nous n'avons aucune nouvelle de notre propre gouvernement, qui aux dernière nouvelle persistait à dire qu'il n'y avait aucun danger. Mon cul oui, y a qu'a sortir le bout de son nez dehors pour se rendre compte que quelque chose cloche, plus de la moitié des gens sont malades. Mais le maire fait comme si ne rien n'était et on fonctionne normalement, même mes gosses sont à l'école, pas pour me rassurer. D'après ce que l'on sait, Sacramento est l'un des rares villes à tenir à peu près debout encore, ceci grâce a la mobilisation de toute les forces militaires et de policières du coin auquel on ajoute toute personne pouvant aider médicalement parlant. Mais la population continue de décroître, des cadavres pullulent dans les rues et nous peinons à maintenir un semblant d'ordre. Je ne comprend même pas pourquoi on continue d'envoyer les enfants en cours, ce soir je pense que je dirais à Savannah de les garder a la maison. Alors que je vais pour prendre ma ronde en voiture avec un collègue, la bande qui passait en boucle à la radio se coupe. Tout le service se fige, comme partout ailleurs dans la ville, voir le pays je suppose. Une voix de femme se fait entendre, démentant tout ce que le gouvernement nous avait alors raconté. Tout nous semble surréaliste, mais ces dernières semaines l'étaient tout autant, et au fond de nous, tout le monde la crois. Dès lors c'est la panique, de nombreux coups de téléphones de personnes paniquées, des appels au secours, des demande d'instructions, nous sommes vite débordés et très vite tout nous échappe. Une panique générale s'empare de la ville alors que certaines fosses de cadavre s'ouvrent dans la foulée, laissant sortir les morts revenus à la vie, les hôpitaux sont rapidement frappés eux aussi avec leurs malades fous. Que faire? La plupart de mes collègues se hâtent pour effectuer leur travail, mais à quoi bon? Avec l'épidémie nous sommes en sous effectif et la ville est dans un chaos total. Je prend alors la seule décision possible, m'occuper de ma famille, les retrouver vite, très vite avant que tout ne dégénère encore plus. Je m'équipe rapidement tout en appelant ma femme.

Savannah il se passe un truc. Je viens te chercher à la maison, attend moi. C'est l'anarchie dans la ville, on est débordés on gère plus rien. Des sorte de zombis errent dans la ville, on récupère les enfants et on se tire.

Je prend alors une voiture de patrouille et fonce à la maison la récupérer, elle est inquiète. Je pose une main sur sa jambe pour tenter de la rassurer et conduis aussi vite que possible. Lorsque la voix est bloquée nous sortons, et je lui prend la main pour être sur de ne pas la perdre. De nombreuses autre personnes sont la aussi, des combats même, je les ignore. Par chance nos enfants sont tous dans des écoles situés pour ainsi dire côte à côte.

Sav' fonce chercher les jumeaux, tiens prend ce pistolet au cas où et n'hésite pas à tirer, y a plus de service d'ordre ! Je vais récupérer Allan et Arthur on se retrouve à la voiture vite !

Je n'aime pas devoir la laisser seule, même si elle est capable de se défendre je ne veux pas prendre de risque. Mais nous n'avons pas le temps d'aller chercher nos quatre enfant l'un après l'autre. Si nous perdons trop de temps on va surement se retrouver coincés avec les cadavres ambulants qui ne doivent déjà plus être très loin au vu des cris venant de la route principale menant à l’hôpital. Je fais donc confiance à ma femme pour retrouver Astrid et Artigan pour qu'on se tire le plus vite d'ici.
(c) Clary
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MessageSujet: Re: Avoir peur c'est aimer - Savannah   Ven 16 Oct - 19:26




Avoir peur, c'est aimer.

Marcus & Savannah



« On répète le mouvement encore une fois ! » Tu prends position et montre une nouvelle fois l’enchaînement à l’assemblée. Tes mouvements sont précis, rapides, simples et efficaces. Des années d’entraînement et d’acharnement t’ont permis de faire ce que tu désirais ardemment. Montrer aux autres que tu n’étais pas une simple gamine frêle et fragile, bonne à respecter et à se plier aux exigences de son mari. Tu t’es imposée des règles, fixée des buts, et ce faisant cela t’a permis de te dépasser. Bien sûr, tu n’en serais sans doute pas là aujourd’hui si tes frères où même Marcus n’avaient pas été là. Tu as du mal tout de même, à avouer que tu as eu besoin des autres pour avancer, pour être ce que tu es. Tu aimes te dire que tu as fais ton petit bout de chemin toute seule, sans l’aide de personne. Mais c’est faux… Tu relèves la tête, fixant tes élèves. « A vous ! » Tu passes entre les rangs, comptant et analysant leur mouvement. Tu t’approches de certains pour corriger leur position, les encourage, les félicite. « N’oubliez pas. Il s’agit avant tout d’une affaire de perfection. Bien maitrisés et parfaitement coordonnés, les gestes en karaté sont source d’une puissance et d’une efficacité redoutable. » Te voilà arriver au bout, te te retournes et fais de nouveau face à tes élèves. « Le cours est terminé ! » Les adolescents se tournent vers toi et te saluent, et tu en profites pour parler avec quelques uns d’entre eux, l’une des filles étant venue te voir, apparemment gênée. « Savannah… Je suis désolée mais… Je ne serais pas là à la prochaine séance. » Tu prends une gorgée d’eau et t’essuies le front avec une serviette avant de te tourner vers elle. « Pourquoi cela ? » La jeune fille se dandine, mal à l’aise. « Mes parents veulent qu’on parte d’ici… Ils ont peur… De ce qu’il se passe, de ce qu’on entend. Ils ne sont pas tranquilles. Et… Ils ne sont pas les seuls à penser que quelque chose ne va pas. » Tu la fixes, le visage impassible. « Oh je vois… » Tu ne sais pas quoi penser de tout ce que tu entends en ce moment. Tout cela ressemble à une vaste blague, mais à force de voir les autres paniquer, tu sens ton inquiétude grandir. Enfin. Pour l’instant Marcus ne t’as pas mise en garde, c’est que cela ne doit pas être si dangereux que ça. C’est si jamais Marcus se met à paniquer que tu te mettras dans tous tes états. C’est lui finalement, le pilier. Celui qui reste calme à toutes épreuves, celui qui a toujours la foi, celui qui reste droit dans ses bottes. Un gars comme ça, c’est pas tous les jours qu’on en rencontre. Finalement, tu es bien heureuse qu’il ne t’ai pas lâchée la grappe, plus jeune. « Ne t’en fais pas. Merci de me prévenir. Allez va, tes parents doivent t’attendre. » Tu lui souris, et après avoir refermé la porte derrière le groupe, te tourne pour regarder la petite salle vide, prête à accueillir le prochain cours. Hum… Tu te mets à réfléchir, sentant une nouvelle fois le doute et la panique t’envahir. Marcus essayerait-il de te cacher quelque chose ? Essayerait-il de te couvrir, de te dire que tout va bien alors que finalement les choses se dérèglent. Cela ne t’étonnerait pas, c’est un papa poule, c’est un époux protecteur… Qui n’a pas était très présent cette semaine et qui semblait d’ailleurs bien fatigué. Peut-être devrais-tu l’appeler…

Juste à ce moment, ton portable se met à sonner, te faisant sursauter. Tu te passes une main sur le visage. Du calme Savannah. Ce n’est pas parce que les autres paniquent que tu dois te mettre à t’éparpiller, un peu de bon sens voyons ! Que te diraient tes élèves s’ils te voyaient réagir à la manière d’une poule mouillée, toi la professeur de karaté qui leur dit de toujours se tenir droit, fier et d’être fort ? Tsé. Tu t’approches du bureau et fouille dans ton sac avant d’un sortir ton portable. Tient, étrange, c’est Marcus qui t’appelle. Comme quoi, il doit bien y avoir une connexion quelque part entre vous deux, tu voulais l’appeler il y a quelques minutes. Mais c’était étrange, il ne t’appelait jamais pourtant pendant son service. « Marcus ? Qu’est-ce que… » Il ne te laisse pas le temps de finir ta phrase, le voilà qui débites un flot de paroles. « Savannah il se passe un truc. Je viens te chercher à la maison, attend moi. C'est l'anarchie dans la ville, on est débordés on gère plus rien. Des sortes de zombis errent dans la ville, on récupère les enfants et on se tire. » Quoi ? Tu n’as pas le temps de lui répondre quoi que ce soit, le voilà qu’il vient de te raccrocher au nez. Tu restes quelques secondes interdite, avant de filer dans les vestiaires pour te changer en vitesse. Alors que tu resserres les lacets de tes Converses, tu ne peux t’empêcher de commencer à paniquer. Des sortes de zombies ? C’est bien ce qu’il a dit ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu sens une boule te monter à la gorge lorsque tu penses à tes enfants… Oui i faut que tu files, cela ne te sers à rien de te poser des questions auxquelles tu ne peux pas répondre. Mieux vaut attendre l’arrivée de Marcus. Tu sors du gymnase, t’excusant auprès de tes élèves, qui arrivent pour leur cours. « Excusez moi le cours est annulé. Urgence familiale. » Tu ne cherches pas à discuter, tu n’as pas le temps. Marcus arrive.

La maison n’est pas très loin, une chance pour toi. Tu t’y diriges d’un pas pressé, puis termines le reste des pâtés de maison en courant. La peur te noue le ventre. Tu ne comprends rien à ce qu’il se passe. Et tu ne supportes pas ça. Stressée, sur les nerfs, tu te décides de préparer quelques maigres affaires en vitesse. Quelques pulls, des boissons, des conserves. Tu prends un peu tout ce qu’il te tombe sous la main, tu n’as pas vraiment le temps de réfléchir. Marcus arrive alors que tu as déjà deux sacs à terre et finit par te prendre par la main. « Attend j’ai oublié quelque chose ! » Tu fonces dans la chambre, récupérer un vieille album photos. Si vous ne revenez plus ici avant longtemps, tu as au moins besoin d’un souvenir. Tu le rejoins dans la voiture, alors qu’il a déjà tout embarqué.

« Qu’est-ce qu’il se passe dis moi ? » Ton regard fouille les rues. Des gens courent partout, il y a déjà de la casse. Un véritable climat apocalyptique. Pourtant quand tu étais dehors il y a moins d’une demi-heure tout te semblait calme… « C’est quoi ça ? Pourquoi tout le monde panique ? Pourquoi doit-on partir ? Et c’est quoi cette blague avec tes zombies ? » Tu poses un tas de question, tu angoisses. Et tes enfants, est-ce qu’ils vont bien ? Marcus pose sa main sur l’une de tes cuisses et te chuchote quelques paroles rassurantes, mais il ne répond pas à tes questions. La file de voitures finit par nous stopper. Nous voilà coincé. Pour autant Marcus ne se laisse pas démonté. Il sort de la voiture. Tu le suis. « Vas-tu enfin… » Mais il te coupe cette fois encore. « Sav' fonce chercher les jumeaux, tiens prend ce pistolet au cas où et n'hésite pas à tirer, y a plus de service d'ordre ! Je vais récupérer Allan et Arthur on se retrouve à la voiture vite ! » Quoi ? Qu’est-ce que c’est que ce charabia encore ? Il te coince un beretta dans la main et file vers le collège. Tu le regarde partir, abasourdie, puis finis toi aussi par te diriger vers le lycée. Tu ne comprends rien à ce qu’il se passe autour de toi. Les gens hurlent, courent dans tous les sens, pleurent, se bousculent. Les élèves sortent en masse du lycée, et c’est vers les grilles que tu te diriges, arme en main et paniquée. « ASTRID ! ARTIGAN ! » Hurles-tu en passant les portes avec bien du mal. On te pousse, on peste contre toi, en même temps il est vrai que tu te frayes un chemin à contre courant, comme un saumon remonte la rivière. Tu finis par dégager quelques personnes et réussis à rentrer dans la cours. Tu tousses et te caches la bouche avec ta chemise. Il y a le feu à la cantine. La fumée te pique les yeux. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Des élèves courent dans ta direction. Tu attrapes l’une d’elle. « ASTRID ! » Oui c’est bien elle. Tu lui empoignes le bras. « Où est Artigan ? » Elle te répond qu’elle n’en sait rien. Paniquée, tu cherches autour de toi, la serrant dans tes bras. « Il faut le retrouver… » Tu tires ta fille à ta suite. « ARTIGAN !!! » Tu hurles, répètes son prénom, tandis que les hurlements s’intensifient derrière toi. Tu n’y prend pas garde. Tu regardes le bâtiment où des élèves sortent encore. Et s’il était encore à l’intérieur ? Ta décision est prise. « Reste avec moi. » Dis-tu à Astrid, la tenant par la main. Bereta en main, tu finis par entrer dans le bâtiment dans lequel le feu commence à se propager. Tu espères que Marcus a trouver les deux autres garçons, mais tu ne partiras pas d’ici sans  avoir retrouvé Artigan…

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MessageSujet: Re: Avoir peur c'est aimer - Savannah   Dim 25 Oct - 22:07

Avoir peur c'est aimer
Ft. Savannah Rhodes

J'arrive à l'école où se trouvent nos deux derniers enfants. C'est déjà la panique la bas, des gens courent partout, il y a même des cadavres au sol. Je sens mon cœur se serrer sous la peur et je force l'allure. J'arrive dans le bâtiment, presque vide. Alors je continue de chercher, en extérieur, dans les salles. Rien. Je passe ma main dans mes cheveux, transpirant et en proie a la panique. Allan et Arthur restent introuvables alors je retourne à l'entrée, espérant au vu du monde s'y trouvant tomber sur eux. Mais encore une fois ils n'y sont pas, je crie leurs noms, rien, toujours rien. Je crie plus fort mais ça ne change pas grand chose. Alors que je suis en train de jeter des regards paniqués partout autour de moi, lorsqu'un bruit de foule en délire se fait entendre à ma droite. Mon instinct de policier me fais me diriger vers elle, les gens courent dans tout les sens poursuivis par des ... des quoi? Zombis serait un terme approprié, certains n'étant guère plus que des cadavres ambulants avec le ventre arraché ou la gorge déchiquetée. A cette vue je m'écarte de la trajectoire attirant néanmoins l'attention de quelques uns de ces zombis. Je marque un instant d'hésitation avant de les tuer d'une balle dans la tête lorsqu'ils se jettent sur moi dans l'intention évidente de me mordre et me déchiqueter. Une fois mes cible sa terre, le cœur battant la chamade, je regarde autour de moi, des gens se font dévorer, d'autre sont morts. Et puis c'est là que je le vois, Arthur, le petit dernier de la famille. Je marche vers lui, avant de courir même.Il me faut un temps avant de comprendre, que mon fils ... n'était plus vraiment lui. Lorsqu'il tourne son regard vide vers moi, les vêtements tâchés de sang et de la chair humaine dans ses doigts est a bouche, je comprend que je l'ai déjà perdu. Alors je pleure, a chaude larmes, et tend mon arme dans sa direction. Mais je suis incapable de tirer alors même qu'il titube vers moi. Mon bras tremble, j'halète et ferme les yeux lorsqu'il se jette sur moi à son tour et que mon doigt presse la détente. Je rouvre les yeux et voit mon enfant allongé par terre, un trou dans la tête. Je tombe a genoux devant son corps, murmurant que je suis désolé, me lamentant. Je suis tiré de cet état a la pensée de ma femme et des autres enfants qui m'attendent, ainsi que pars d'autres zombis qui arrivent vers moi. Je n'ai même pas le temps d'enterrer Arthur alors je récupère juste son collier avant de repartir vers la voiture.

Savannah n'est pas là, personne en fait à part moi. Et les zombis se rapprochent, alors je prend les sacs que ma femme a préparés et coure la rejoindre, je n'ai plus le temps de l'attendre, dans peu de temps ils seront a la voiture. Je sprinte vers la ou elle est sensée chercher les jumeaux. Je la repère assez vite, avec Astrid à ses côté, en train de hurler le nom d'Artigan. Je cours la rejoindre, on doit partir au plus vite, attendre plus longtemps c'est mourir. Je ne peux qu’espérer que les manquants réussiront à s'en sortir pour nous retrouver plus tard. Ils ont largement de quoi faire avec des parents comme nous alors je me remet à ça, c'est de toute façon tout ce que je peux faire. Elle est en panique, jetant des regards partout, comme moi juste avant. Je la rejoins, la faisant sursauter, elle ne m'a même pas vu arriver. Je serre ma fille dans mes bras avant de tirer ma femme par le bras.

Viens suis moi on doit partir ! On a plus le temps de rester ou on va mourir. Des choses arrivent dehors.

Elle se débat, elle n'a pas tout ses enfants avec elle et me demande où sont nos autres enfants. Mon cœur se serre encore plus alors que je sais que je dois lui annoncer la mort d'Arthur. Seulement comment lui dire? Comment puis-je lui dire que j'ai du tuer notre propre enfant? Qu'il était devenu une sorte de zombi se nourrissant d'autres humains? Je la stoppe alors dans notre élan, les larmes aux yeux, prenant son visage entre mes mains, Astrid me regardant aussi avec des yeux écarquillés.

J'ignore où sont Artigan et Allan. Mais... Il ne faut pas chercher après Arthur... Il est mort, je n'ai pu récupérer que ça ... Je suis désolé ma chérie, c'était déjà trop tard. Et on a pas le temps de chercher les autres, on va être entourés de zombis dans peu de temps, on doit fuir. Artigan et Allan sauront se débrouiller on leur a donnés les clefs de la survis. Mais s'il te plait Sav on doit y aller maintenant !

Je prend sa main et les emmène vers la sortie, qui se trouve déjà être infestés de ces saloperies. Certaines nous remarques, j'ai tellement la rage que alors même que j'aurais pu les éviter je marche vers eux et les abats. je finis par être à court de balle et je termine les derniers avec mon tonfa, m'acharnant dessus. Je sens alors une présence derrière moi qui viens m'apaiser, les larmes ruissellent sur mon visage alors que je tombe a genoux.
(c) Clary
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MessageSujet: Re: Avoir peur c'est aimer - Savannah   Mer 28 Oct - 23:11




Avoir peur, c'est aimer.

Marcus & Savannah




Tu trembles en entrant dans le bâtiment en flamme. Des cris, des hurlements résonnent dans les longs couloirs maintenant presque vides. Deux lycéens se chargent d'en soutenir un troisième dont la tête est ensanglantée. Tu te précipites vers eux, relavant la tête du garçon. " Artigan? " Mais ce n'est pas lui. Tu demandes alors aux adolescents si ceux-ci n'auraient pas aperçus ton fils. Mais ils répondent par la négative. Ils ne le connaissent pas. Tu sens la panique t'envahir à nouveau. La gorge sèche, tu attrapes à nouveau le bras d'Astrid, l'entraînant avec toi. " Il faut le retrouver... " Tu murmures. L'air est pesant, étouffant. La fumée âcre de l'incendie se propage en même temps que les flammes. Tu es prise d'une quinte de toux, tu ne vois presque plus rien devant toi. Il n'y a plus aucun bruit... " ARTIGAN? " Hurles-tu? Tu passes une tête dans les salles de classe, vide. Toujours aucune traces de lui... Tu retournes en arrière suivie de près par ta fille. Mais où a t'il pu se fourrer... Tu t'arrêtes de nouveau à l'entrée du bâtiment. Où dois-tu aller? Où aurait-il pu se cacher? Il n'est pas idiot, cela doit bien faire longtemps qu'il ne se trouve plus dans le bâtiment. Mais comment se fait-il qu'il n'était pas avec sa jumelle, eux qui sont toujours collés l'un à l'autre... Tu portes une main à ton front, nerveuse. Tu regardes autour de toi en désespoir de cause, espérant le voir surgir d'un instant à l'autre. " ARTIGAN ! " Tu hurles de nouveau son prénom. Une fois. Deux fois. Une dizaine de fois même. Les cris d'Astrid se joignent aux tiens. Mais il n'y a personne pour y répondre. La peur te noue les entrailles, tu sens tout ton corps devenir moite tandis qu'une vérité dérangeante vient germer dans ton esprit. * Il n'est pas ici... * Et pourtant. Malgré les cris. Malgré le fait que personne ne te réponde. Malgré le fait que tu ne vois pas ton garçon surgir devant toi. Tu restes là. Incapable de bouger. Incapable de repartir, de retrouver Marcus pour t'enfuir...

Et finalement. Finalement c'est lui qui finit par vous rejoindre, alors que tu restes désespérément planter au milieu de la cour, attendant un signe de vie de ton ainé. Il t'attrape par l'épaule, te faisant sursauter. Tu le frappes. " Tu m'as fait peur abruti ! " La panique t'envahit lorsque tu ne vois pas tes autres enfants avec lui. " Où est Allan? et Arthur? " Il te te répond pas, ne semble même pas t'avoir entendu, se contentant de serrer Astrid contre lui et t'attirant à sa suite. " Je n'ai pas retrouvé Artigan... Tu ne l'as pas vu sur la route? " Mais il continue d'avancer, vous faisant signe de le suivre. Tu jettes des regards affolés autour de toi. Les cris, les hurlements se rapprochent. C'est le chaos le plus total. Tu as la frousse, tu essayes de le cacher pour ne pas effrayer Astrid, mais tu sais très bien que le masque se fissure. " Viens suis moi on doit partir ! On a plus le temps de rester ou on va mourir. Des choses arrivent dehors. " Il tire sur ton bras, tu te débats pendant quelques secondes et d'un coup sec, tu te dégages. Tu le fixes d'un regard noir, tremblant de tous tes membres, aussi bien de peur que de colère. Pourquoi ne te répond il pas? Que s'est-il passé? Et pourquoi es-il couvert de sang... Tu répétés alors ta question. " Où sont Artigan, Allan et Arthur? Dis le moi Marcus... " Tu le supplies du regard, t'approchant de lui, les yeux brulants à cause de la fumée, mais aussi parce que tu retiens tes larmes. " Je t'en pris dis moi où sont nos enfants... "

Il finit par se tourner vers toi, enserrant ton visage de ses deux mains. Il semble pleurer. Qu'est ce que... " J'ignore où sont Artigan et Allan. Mais... Il ne faut pas chercher après Arthur... Il est mort, je n'ai pu récupérer que ça ... Je suis désolé ma chérie, c'était déjà trop tard. Et on a pas le temps de chercher les autres, on va être entourés de zombis dans peu de temps, on doit fuir. Artigan et Allan sauront se débrouiller on leur a donnés les clefs de la survis. Mais s'il te plait Sav on doit y aller maintenant ! " Quoi... Qu'est-ce qu'il vient de dire là? Marcus prend ta main et te tire à sa suite. Tu es trop abasourdie pour parler. Tu flottes. Tes yeux se perdent dans le vague et tu finis par trébucher sur un trottoir, t'étalant de tout ton long sur le sol. Un objet te rentre dans le ventre, te coupant le souffle, mais tu fais fis de la douleur. Tu es trop absorbée par ce que vient de te dire Marcus pour faire attention à ça. D'ailleurs... Tu relèves la tête en entendant des cris de rage et des coup de feu. Le voilà qu'il se met à tirer sur des... Hommes et des femmes couverts de sang... Qui sont-ils? Est-ce de ces personnes dont il faut s'éloigner? Tu n'as pas tout compris, tu ne veux pas comprendre... Ton cerveau tourne au ralenti. Tu te redresses doucement, crachant le sang qui coule dans ta bouche. Tu es toute perturbée. Est ce que Marcus t'as dit a fait voler ton coeur en éclat. Non... Cela ne peut pas être possible...

Tu te mets à quatre pattes et rampes vers lui, lentement, encore à moitié assommée. Tu es sonnée pour le moment, la colère a disparu, remplacée par la peur et la béatitude. Tu es sous le choc. Marcus est tombé à genoux et pleure en silence, quant à Astrid, elle reste en retrait. Tu viens enserrer Marcus dans tes bras. " Tu dois te tromper c'est impossible... Arthur n'est pas... Arthur ne peut pas... " Tu n'arrives pas à prononcer ses mots. Et pourtant, cette petit chaine en métal que Marcus t'as filé en dit plus que des mots. Comment aurait-il pu la récupérer sinon? Tu sens la panique monter de nouveau, tu relâches Marcus, essuies tes larmes et le sang qui coule de ta bouche, et finis par te relever. Tu prends l'un des sacs, qui a fini par retomber à terre, et reprend l'arme en main. " Viens. Il faut qu'on se bouge on ne peut pas rester assis ici on risque de se faire canarder... Ou attraper par ces.. Choses... " Dis tu en shootant dans un cadavre. Tu lui tends la main pour l'aider à se relever. " On va repartir à la maison. Faire... Tous les endroits où ils pourraient être. On doit les retrouver. Je me refuse à les abandonner ! " Des larmes coulent sur tes joues, tu es prête à faire une crise d'hystérie, tu le sens. Mais tu essayes de te retenir. " On va retourner en primaire. Arthur doit toujours y être... La maîtresse a du le mettre en sureté... Il n'est pas... " Ah le déni... La première phase lorsqu'on perd quelqu'un... " Il n'est pas... Non. Il doit nous attendre. On ne peut pas le laisser tout seul. Je dois lui rendre son collier en plus. "

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